UnBabel: un blog de résistance

Elargir la démocratie

des roms des étrangers et des nuages de fumées septembre 6, 2010

Je reprends le clavier sans doute a contre temps mais tant pis. Il m’a sans doute fallu du temps pour croire en la réalité des discours et des actes posés depuis le discours de montpellier du chef de l’état. La politique est peut être moribonde en tout cas elle touche au surnaturel et le surnaturel reste étranger pour moi (on rentre dans le coeur du sujet).

La question des roms, des roumains (le gouvernement est il capable de faire une distinction?) cache en premier lieu un discours sécuritaire qui est effrayant. Le discours de Monsieur Sarkozy a Grenoble est en ce sens édifiant.

Le président propose que certains criminels portent un bracelet électronique quelques années après l’exécution de leur peine. Entendons nous soit une peine est achevé soit elle ne l’est pas. Si je sors de prison j’ai le droit d’aspirer à reprendre une vie “normale” à souhaiter une réinsertion, à vivre “en liberté”. Le bracelet électronique est une forme d’incarcération au domicile: je ne peux sortir que pour travailler ou durant des horaires déterminés. En tant que peine privative de liberté elle ne peut être considéré comme étant ordonnée à la fin de ma peine. Si j’ai “payé ma dette” par l’incarcération a quel titre serais je en plus condamné après ma peine à une nouvelle peine sans nouveau délit!

Il suffirait pour rendre possible ce projet du président qu’une loi prévoit un temps automatique durant lequel le condamné soit obligé de porter un bracelet: je vous condamne à 5 ans de prisons ET à deux ans de contrôle électronique.  Le durcissement législatif ferait un nouveau bon, mais cette façon de procédé serait “légale”.

Ce qui inquiète dans la politique sécuritaire de notre gouvernement est cette idée récurrente que la privation de liberté peut se passer de juge. On la retrouve dans une loi prévoyant l’augmentation du temps de rétention administrative des étrangers en situation “irrégulière”  sans en référer au magistrat.

On le retrouve dans la loi “HSP”: je cite “Ce projet fait du « soin sans consentement » le modèle du soin psychique. Il maintient l’exception française en Europe d’une loi spécifique pour le traitement sous contrainte en psychiatrie, sans qu’un juge intervienne dans l’autorisation de cette privation de liberté. En posant le principe d’un soin sous contrainte imposable tant à l’hôpital qu’au domicile du patient, il y ajoute l’atteinte à la vie privée. Ainsi, les patients, fichés et contraints, se verraient enfermés dans une véritable trappe psychiatrique : considérés à vie comme des malades mentaux potentiellement dangereux.” (une pétition à signer)

Ce qui est visé c’est le principe même du droit de chacun de se défendre d’une part et, si l’on a été reconnu coupable le droit de s’amender et de se réinsérer (voir de “guérir”).

La question des Roms est un épi-phénomène de cette politique gouvernementale. La répression touche tout le monde et principalement les populations les plus défavorisés. Dans le cadre de cette répression de la pauvreté il aurait été absurde que le gouvernement oublie la question roms. Cette population qui vit dans des bidon ville moderne de petits boulots, de mendicité et parfois de larcins et la cible idéal pour notre courageux gouvernement. Voila un peuple qui ne bénéficie que de peu de moyen financier pour se défendre et qui n’a pas d’Etat qui les soutiennes d’une façon soutenu et volontaire. Le statu de roms en Roumanie n’est pas simple  (dans peu de pays de l’est en fait) et les roumains vivent de peu de chose dans leur pays.

“La délinquance de nationalité roumaine” à Paris aurait augmenté de 138 % en 2009, et de 259 % en 18 mois. Il a également ajouté : “Aujourd’hui, à Paris, la réalité est que près d’un auteur de vol sur cinq est un Roumain”, a dit M. Hortefeux, et “un vol commis par un mineur sur quatre l’est par un mineur roumain”.

Pour analyser ces chiffres je laisses la parole à un sociologue (Laurent Muchielli) :

“1) Tournons nous d’abord vers les statistiques de police, les plus connues. Elles ne distinguent que les nationaux des étrangers, sans donner le détail des nationalités concernées. Rien sur les Roumains donc. Par ailleurs, pour évaluer ici le poids de la délinquance des étrangers, il faut évidemment en retirer les “infractions à la police des étrangers” telles que le défaut de papiers en règle, qui dépendent beaucoup des contrôles au faciès et qui ne sont en quelque sorte qu’une délinquance administrative. Ceci fait, on peut alors calculer la part des étrangers parmi les personnes “mises en cause” (suspectées) pour l’ensemble des crimes et délits. Or cette part a baissé en 2009 (12,5 %) par rapport à 2008 (13,5 %). Si donc la délinquance des Roumains avait si fortement augmenté que le dit le ministre, elle aurait du baisser encore plus fortement chez d’autres étrangers. On aimerait savoir lesquels…
2) Etudions ensuite une statistique de justice, hélas peu connue. Le recensement des condamnations prononcées par les tribunaux français contient, lui, le détail des nationalités. Les deux dernières années publiées sont 2007 et 2008. Et entre ces deux dates, le nombre de personnes de nationalité roumaine condamnées a baissé d’environ 6 % (passant de 4 562 à 4 300 personnes). Ainsi, les deux seuls indices fournis par les statistiques publiques contredisent radicalement les tendances annoncées par le ministre”

Nous nous retrouvons donc face à un discours stigmatisant une population étrangère sans que le gouvernement ne puisse affiché le moindre chiffre étayant des propos qui ne sont pas loin d’être un appel à se défier des roumains que nous pourrions croisés dans la rue. Finalement ce sont probablement des délinquants.

Il y a peu de temps le gouvernement évoquait les années 30 pour parler du comportement des médias en ce qui concerne leur collègue Eric Woerth. A mon tour je me sens tirer vers une époque passée. Une époque où il est possible qu’un gouvernement s’en prenne à une population parce que électoralement il espère en tiré bénéfice.

La sémantique, le phrasé, le vocabulaire et la pensé du gouvernement est inquiétante je ne prendrais pour exemple que cette petite phrase entendu au journal de france 2 à la fin de la conférence de presse de Monsieur Hortefeux. Celui ci après avoir présenté ses chiffres fantômes sur la délinquance des “roms” conclu: “mais il n’y a pas que les roms qui commettent des actes de délinquances, d’autres étrangers aussi” (je cites cette phrase de mémoire, elle date de quelques jours mais elle trotte dans ma tête depuis).

Brice Hortefeux conclu brillamment cette séquence: il y a d’autres étranger aussi…

 

Réaction sur l’intervention de Nicolas sarkozy juillet 15, 2010

Filed under: actualité — sebchin @ 8:19
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L’exercice a du style, dans son jardin le président de la république recoit un journaliste.  il s’agit de mettre fin aux attaques répétées contre le ministre de l’économie, de défendre sa politique économique…

Je ne me livrerais pas ici a une analyse approfondie de cet “entretien” juste quelques remarques:

Sur l’affaire Woerth.

“Il est donc lavé de tout soupçon” parce que le rapport de l’IGF, qui est sans doute qualité d’ailleurs, le dédouane de tout responsabilité. Il n’en demeure pas moins que l’IGF est sous la coupe du gouvernement mis en cause et sans doute du ministre de l’économie .

Il semble essentiel a minima que les personnes qui mènent l’enquête se voient garantir une indépendance. Ce n’est ici pas le cas . Si Monsieur Sarkozy souhaite mettre en place sa “république irréprochable” il se doit de mener les procédures a leur terme c’est a dire dans le cadre d’une enquête qui soit remise au main d’un magistrat indépendant.

Sur le priorité définit par le président:

“ chômage, déficit, retraite, immigration irrégulière, insécurité” sont selon les présidents les principaux chantiers auxquels il doit s’attaquer. Autant dire qu’il a du pain sur la planche.

le chomage qui atteind desormais 9% de la population active ET la dette de la france  est passée en trois en de 67% du P.I.B à quasiment 77% (sous une politique de rigueur: gel des salaires des fonctionaires, diminution de leurs nombres, fermetures de structure ET sous une crise économique).

En ce qui concerne l’immigration clandestine et l’insécurité on retrouve ici deux des thèmes favoris du populisme nationaliste… . Le président ressasse les mêmes recette: Punir et Punir. Nous avons aborder de la question de la surpression des allocations familiales dans ce blog et ne reviendront pas sur l’injustice de la mesure et son inefficacité.

“j’ai été élu pour résoudre les problèmes de la France et des français… quand vous mettez en oeuvre des réformes vous gênez un certain nombres de gens”

Notons que le président en ce présentant comme une victime reprend une autre tactique cher au F.N: “C’est parce que nous avons raison que nous sommes la cible d’attaques”. En liant sa place de “victime” dans l’affaire clearstream, les attaques sur des présuposés liaisons extra conjugale dans le couple présidentiel  à l’affaire Woerth, le président entend démontré qu’un complot le prend pour cible. Étrange qu’il n’est pas évoqué l’affaire de son appartement sur l’ile de jatte, victime la aussi?

sur les ministres indélicats:

La question posé par le comportement des ministres recement limogés va au delà d’une simple question de cigares et de licenciement. La question restent celle du pouvoir d’une institution a surveiller l’utilisation de fond publique par les élus. Rappelons que de nombreux ministres ont été épinglé pour le luxe qu’il s’octroient dans leur quotidien, jusqu’a Rame Yade et son hotel… .

Le président affirme que désormais les ministres dormiront en préfecture ou dans les ambassades  durant leur déplacement… dont acte! Au dela de l’affirmation jugeons le président sur les actes: ce chantier est nécéssaire.

Réforme de la dépendance viellesse

“20 % peuvent financer par elle même leur accession en maison de retraite”:  encore une fois ma curiosité est aiguisée: Nous allons travailler de plus en plus longtemps, un certains nombre d’entre nous vont peiner a réunir le nombre d’annuité permettant de prendre des retraites à taux plein, les salaires restent geler dans notre pays voir en diminution. Monsieur Sarkozy entend résoudre le problème de 80% des personnes âgées qui ne peuvent financer leur maison de retraite, comment?  A travers des aides? comment seront elle financées? A travers la multiplication des structures d’accueilles? Qui payera leur construction?

Sur les fonctionnaires:

Monsieur Sarkozy nous explique se satisfaire d’avoir diminué le nb de fonctionnaire comme jamais”: 100 000 fonctionnaires en moins en 3 ans et 34 000 de mieux dans l’exercice 2010-2011. Le président nous explique que l’économie ainsi faite représente 1 milliard et demi d’euros et par ans.  Il explique que l’Etat économise ainsi le coût des retraites auxquels “ce dit fonctionaire” aurait droit alors qu’il en cotise pas à la caisse générale des retraites (salaud de fonctionnaire!). C’est oublié un peu vite que les fonctionnaires cotisent aussi pour leur retraite.

D’autre part la question est celle de l’économie réelle que l’état se ménage en se débarrassant de 134 000 fonctionnaire et 4 ans. Les fonctionnaires remplissent des missions. Prenons des exemples:

- Monsieur Sarkozy met la lutte contre la délinquance comme l’une des priorités de son gouvernement. La jeunesse délinquantes, il l’admet lui même le 12 juillet, est nourrit par l’échec scolaire. Est il cohérent de proposer de coûteux plans de lutte contre la délinquance (caméra de sécurité, internat prenant en charge quelques jeunes pour un coût prohibitif…) tout en diminuant le nombre de professeur et DONC en maintenant la surpopulation des élèves dans les établissements scolaire? D’un côté on diminue la qualité du service rendu par l’Education Nationale (trop d’élevé par classe) et de l’autre ont dépense de l’argent pour crée des vitrines censées montrer l’engagement de l’état sur le sujet du “décrochage scolaire”.

Diminuer le nombres de fonctionnaires SANS s’interoger sur le devenir des missions qu’il remplissait risque de couter plus cher que l’économie des salaires réalisé. Et ce prix sera payé par les français les plus paupérisé

 

Surpopulation dans les crèches? juillet 13, 2010

La secrétaire d’Etat à la famille vient de proposer un projet de décret modifiant les règles de fonctionnement des crèches. Il s’agit de « permettre » à ces établissements d’accueillir plus de jeunes (jusqu’à 120%) avec un personnel qui, potentiellement, pourra être moins formé. Mais après tout à t’on besoin d’un bac+4 pour changer des couches ? (Pour reprendre une remarque fort sage de notre président).

La crèche peut être conçu comme un lieu d’accueil prodiguant des soins simples aux enfants : nourriture, hygiène et discipline. Assurer ses tâches rudimentaires ne nécessite ni encadrement particulièrement qualifié ni un encadrement important. Elle peut aussi être conçu comme LE premier lieu de socialisation des enfants, comme un lieu d’éveil, de jeux. La crèche peut être conçu comme un lieu éducatif, comme un lieu d’écoute de l’enfant, de ses besoins psychologiques et matériels.

Dans ses premières années de vie l’enfant construit les bases de son rapport au monde. Il interagit avec les autres enfants avec lesquels il joue, mais aussi avec le monde adulte. Il pose la question de la confiance qu’il peut accorder à l’adulte. Cette confiance est en lien avec la sécurité que lui propose l’adulte référent. Les questions que posent l’enfant sont « suis-je protéger si j’ai un problème avec un autre enfant ? », « Suis-je digne d’attention des adultes dans le groupe ? » Ceci pose la question du comportement qui permet d’obtenir de l’attention. L’enfant peut obtenir cette attention par des pleures, des rires, jeux, dans l’échange avec l’adultes, dans la réalisation d’activités… . Si l’enfant ne peux obtenir de l’attention que lorsque il pleur ou fait des bêtises ses deux comportement seront renforcés. Si l’enfant perçoit que l’adulte n’a pas le temps de se consacrer à lui il risque de considérer qu’il ne compte pas.

La crèche n’est pas un simple lieu de passage. C’est le lieu où nos enfants passent le plus de temps dans la période allant jusqu’à leurs 3 ans. Ils restent à la crèche dans des plages horaires importantes 5 jours par semaines entre 8h, 8h30 et 18h, soit entre 9 et 10 h par jour. Les parents les récupèrent en réalité pour quelques instants de jeux précédent le rituel du soir : bain, repas et coucher.

Quand on parle d’éducation des enfants il est essentiel de garder en tête que finalement nos enfants passent la majorité de leurs temps en dehors de la cellule familiale et ce dès le plus jeune age.

Les structures qui accueillent les enfants ont un coût. On peut estimer que ces structure coûtent cher et, comme madame Morano, chercher des solutions pour limiter leur coût de fonctionnement : moins de personnels pour plus d’enfant, moins de personnels qualifiés pour moins de salaire à payer.

On peut estimer qu’au vue des événements essentiels pour le développement de l’enfant qui se déroule en leur sein, ces structure sont finalement sous doter.

Rappelons nous que notre président est celui qui avait commandé et défendu le Rapport BENISTI[1]. Rapport qui prétendait que les comportements déviants apparaissaient dès la prime enfance et devait être repéré et traiter au plutôt. Il y a un certain manque de cohérence entre la défense de ce rapport et le projet de diminuer les moyens humains dans les crèches et dans les écoles maternelles (frappées comme les autres par la révision globale des politiques publiques et l’objectif de ne conserver qu’un fonctionnaire sur deux). L’incohérence du gouvernement est ici frappante.

L’incohérence est d’autant plus importante quand le même gouvernement menace les parents « démissionnaires » de sanctions. Nous ne pouvons accepter que dans le même temps l’Etat diminue la qualité de la prise en charge de nos enfants par des structures qui dépendent de lui, tout en taxant les parents qui rencontrent des difficultés avec leur enfant d’incompétent de de démissionnaire. Pour que l’Etat soit légitime à porter un jugement sur les parents, il est nécessaire que pour sa part il ne puisse être taxé de mener une politique démissionnaire vis-à-vis de l’enfance et de la petite enfance.

Or ce n’est pas le cas. La diminution des moyens et des personnels dans l’ensemble des lieux éducatifs dont l’état à la responsabilité est une constante.

On ne peut gérer l’ensemble du système éducatif d’un pays comme l’on gère une entreprise. La rentabilité d’un milieu éducatif ne peut se compter au moyen des seuls ratios d’encadrement. La qualité des intervenants et leur nombre est de première importance dans les crèches comme dans tout les lieux d’enseignement.

Si nous acceptons le fait que la crèche est le premier lieu de socialisation pour nos enfants, nous admettons qu’en ce lieu se forme les fondations de ce que sera la relation d’un enfant au monde.

En tant que père d’une petite fille de 2 ans (et quelques mois ce qu’elle ne me pardonnerait pas d’oublier), je suis tributaire de ce que la créche peut proposer à ma fille. La créche est un lieu qui s’impose à moi autant qu’a ma fille. Si je la laisse en confiance le matin c’est parceque je peux croire qu’elle sera bien accueilli, que des professionnelles formés, disponibles et bienveillants seront à ces côtés. Penser que l’un de mes enfants pourraient se retrouver dans un lieu où les enfants sont trop nombreux (par apport aux encadrants et aux locaux), où le personne n’est pas formé (où peu formé), et où elle risque de se voir refuser les soins et l’attention dont elle a besoin m’est insupportable. Et pour autant je sais que c’est le projet de Madame Morano.

Bien sur mes enfants seront confronté à l’école au problème de la surpopulation des classes mais ils l’affronteront d’autant mieux que leur première expérience du collectif aura été bonne. La créche est l’école de l’école, il est temps de revaloriser ce premier lieu d’apprentissage .


[1] Le problème du rapport benisti résidait essentiellement dans la tendance à faire de comportement passager de l’enfant des signes d’une déviance qui interviendra inévitablement dans son futur. Benisti préconisait donc de prendre en charge des enfants pour des comportements dont l’anormalité présente n’était pas évidente au nom de ce que ces enfants pourraient devenir plus tard.

 

comment les parents demissionent il? mai 12, 2010

 

Comment les parents démissionnent ils?Nicolas Sarkozy dans le discours adressé au français après la déroute de l’U.M.P aux élections régionale revient une nouvelle fois sur l’idée que la lutte contre l’absentéisme scolaire doit passer par des sanctions financières infligées aux parents. Conditionner l’attribution des allocations familiales à l’assiduité scolaire des enfants est un projet récurant de ce gouvernement.

Le présupposé de ce projet tient en la conviction que si les enfants ne se rendent pas à l’école, c’est nécessairement que les adultes ne remplissent pas leur rôle et laissent leurs enfants déserter les salles de cours. Les parents seraient démissionnaires, laxistes, irresponsables et la solution résiderait donc dans une contrainte financière.

Il y a quelques choses d’obscène à laisser penser que les parents s’intéresseraient d’avantage à l’obtention d’allocations qu’a l’avenir de leurs enfants. Il faut être bien loin du terrain pour prêter de tel pensé aux familles qui subissent l’absentéisme scolaire de leur enfant. Il faut être bien loin du terrain pour penser que les parents s’intéressent davantage à leurs allocations qu’a l’avenir de leurs enfants

 Dans mon travail d’éducateur auprès de famille en difficulté je suis amené à travailler avec ces parents, ces mineurs qui ne se rendent plus à l’école. J’exerce ce métier depuis près de 7 ans. Durant ces 7 ans, je n’ai jamais rencontré de parents qui se désintéressent de la scolarité, du parcours de formation de leur enfant.

La question de la scolarité, du parcours d’insertion est même la source de conflit récurrent entre les jeunes et leurs parents. Il est rassurant de penser que l’absentéisme scolaire n’est que l’affaire des parents démissionnaires. Car si ce n’est que leur problème à eux ça ne peut être mon problème à moi. Je ne suis pas concerné. Supprimer leurs allocs et laissez-moi en paix. Le problème n’est pas si simple que ça. Le problème c’est que les parents ne sont pas seuls responsables de l’évolution de leurs enfants, et que chaque parent peut se retrouver un jour où l’autre à devoir gérer l’absentéisme d’un de leurs enfants. Et rien ne garantit qu’alors ils trouveraient les clefs leur permettant de faire revenir leur adolescent vers le système scolaire.

 Je ne suis pas un père démissionnaire et il y a peu de chance que je le devienne. Je ne peux pour autant exclure que mon enfant soit un jour pris dans ce mécanisme qui fait que certains élèves cessent, pour un temps, de fréquenter l’école. Les raisons qui poussent ces jeunes à ne plus se rendre en formation sont de plusieurs ordres factoriels. – d’ordres personnels entrent en compte, relation amicale, amoureuse, traumatisme du à une évolution familiale (divorce, décès…) – d’ordre institutionnel : confronté a un échec récurant l’enfant peut se démobiliser et perdre tout intérêt pour l’école et toute confiance en l’institution. Les parents ne vivent pas dans une bulle, en marge de la société, à l’intérieur de laquelle ils seraient tout puissants dans l’éducation de leur enfant. Cette éducation est pénétrée par ce que les enfants vivent en dehors de la cellule familiale et en particulier dans l’institution ou les jeunes sont le plus fréquemment : l’éducation nationale. C’est la rencontre entre l’éducation familiale et l’extérieur qui va constituer l’expérience constituant pas à pas la personnalité d’un enfant.

Cette rencontre entre l’extérieur et le mineur ne se fait pas sans violence. De cet apprentissage de l’être en société, de l’être au monde, l’enfant retire de la maturité et des blessures. Les parents ne sont pas maitres de ses blessures, de leur conséquence, de leur ampleur. Tout au plus sont-ils maitres des soins et du cadre qu’ils tentent d’apporter à leurs enfants. Quand les enfants rompent, quand leur mal-être prend un tel place qu’il les coupe du parcours « normal » les parents tentent de colmater les brèches et si le bateau coule malgré les cataplasmes ils sont désemparés et peuvent s’attendre à être qualifié de démissionnaires. La première stigmatisation est celle de la convocation par l’établissement scolaire. Ils font désormais partie de ses parents qui doivent répondre des absences de leurs enfants. L’EN est généralement bienveillante durant ces rencontres. Il n’en demeure pas moins que les rencontres sont culpabilisantes pour les parents. Vient ensuite toute la batterie, signalement pour absentéisme à l’Aide Sociale à l’Enfance, on se retrouve à avoir un suivi social.

 Les parents sont généralement rassurés de voir des éducateurs intervenir à leur côté. Il est d’ailleurs intéressant de noter que parfois, pour certains enfants, notre intervention à nous services sociaux ne va pas permettre la fin de l’inactivité de leur enfant. Ce n’est pas que nous soyons des éducateurs laxistes, ou démissionnaires, c’est que parfois le jeune n’en est pas là : ses questions ne sont pas celle de l’insertion, de la scolarité, de l’avenir. Il faut parfois du temps pour que l’adolescent en vienne à admettre que ces questions sont essentielles et qu’il va falloir prendre à bras le corps la construction d’un avenir professionnel.

 Le temps est une donnée incompressible dans l’éducation et parfois il ne sert à rien de vouloir brusquer l’enfant Mettre en cause les parents est une manière pour l’µ État de se dédouaner de sa responsabilité sur ce sujet et la responsabilité de l’État est de mettre en place des lieux adapter pour accueillir les jeunes qui souffrent de l’échec scolaire, de mettre en œuvre des programmes permettant à ces jeunes de rattraper le retard accumulé.

L’absentéisme scolaire n’est pas seulement la responsabilité des parents, ce n’est pas seulement une responsabilité « individuel » qui ne concernerait finalement que les parents touchés par ce problème, c’est une question sociale qui se pose à l’ensemble de notre société et à nos représentants. Cette question collective peut se formuler ainsi : De quels moyens nous dotons-nous pour porter notre jeunesse vers un degrés de connaissance et de culture générale supérieur à celui qui est le sien aujourd’hui. De quels moyens nous dotons-nous pour éviter que des enfants ne sortent du système scolaire en ne maitrisant qu’insuffisamment la lecture, l’écriture et la base des mathématiques.

 La mobilité professionnelle devient une règle dans notre société, mobilité géographique d’une part, mais aussi et surtout une mobilité dans des secteurs d’activités différents. Les jeunes que nous « formons » aujourd’hui risquent de rencontrer au cours de leurs parcours professionnels la nécessité de changer de branche, de retourner en formation. La formation initiale reste un moment clef : la qualité de cette formation influe nécessairement sur les formations « continues » que pourront suivre ces jeunes quand il seront confrontés à la nécessité de changer de voie (ou quand ils en auront le désir ).

 

François Hollande: un contrat de 5 ans pour les jeunes. avril 21, 2010

Filed under: actualité,Uncategorized — sebchin @ 2:22
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Dans le journal “le monde” du 20 avril, François Hollande prend, fort intelligemment, le contre pied du Ps dans le débat des retraites. L’élection présidentielle ne se gagnera pas en jouant certaines classes contre d’autre, en particulier quand ces classes sont la jeunesse et les retraités.

L’intérêt de l’interview de Francois est de rappeler qu’une société ne se construit pas sur la peur de la jeunesse mais en la catalysant. Catalyser l’énergie de la jeunesse c’est donner à cette jeunesse un avenir.

Ce n’est pas que la jeunesse soit privé d’avenir, mais plutôt que pour se forger cette avenir la jeunesse doit entrer dans le “monde adulte” dans le monde du travail cette jeunesse doit s’ouvrir le passage au forceps et que parfois cela laisse des traces.

Francois Hollande revient donc sur l’idée d’un contrat spécifique pour la jeunesse.  Un contrat de 5 ans qui dans l’esquisse présenter par l’ancien secrétaire général du P.S laisse planer l’idée d’un passage de relais. Un senior “encadre” l’activité d’un junior durant cette période.

La transmission des savoirs faire est une idée intéressante, elle apporte une valeur ajoutée humaine dans l’entreprise. Elle favorise un lien humain mais aussi une implication dans le travail qui pourrait servir les entreprises qui joueraient le jeu. Il y a dans cette idée une reconnaissance des savoir-faire, de l’expérience acquise par le senior qui me semble elle aussi riche humainement et productive.

Il y a néanmoins un paradoxe dans ce projet de contrat première embauche made in ps. Pourquoi arrêter le contrat du junior au bout de 5 ans?  Certes, ces  5 ans seraient une période qui représenterait une avancé par apport au durée de contrat que connaissent actuellement les jeunes (l’évolution des contrats de travaillent enferment trop souvent les jeunes dans des CDD de très courte durée en début de carrière).

Ce contrat particulier qu’évoque François Hollande ne pourrait il pas être un CDI ? Tel que présenté il apparaît comme étant un contrat aidé, or pour qu’un contrat aidé soit réellement rentable pour l’état j’estime qu’il doit être lié a un engagement fort de l’entreprise en ce qui concerne la pérennité de l’emploi crée. Il s’agit de sécuriser fortement les parcours professionnels de jeunes. Cette exigence vis-à-vis de l’entreprise me semble d’autant plus légitime que ce contrat aidé, nous l’avons vu, offre l’opportunité à l’entreprise de solidifier la chaîne de compétence et de déboucher sur une meilleure qualité de produits ou de service. La compétitivité des entreprises pourrait se voir renforcer par ce dispositif social.

 Ce nouveau type de contrat est une idée qui doit encore être travaillé et qui n’est pas forcement mauvais en soi. Il n’en reste pas moins que le caractère social de cette mesure doit être affirmé.

 

Alain Duhammel plaide pour le vote obligatoire mars 19, 2010

Alain Duhammel a plaidé jeudi dernier dans libération pour la mise en place d’un système sanctionnant les abstentionnistes. (cf. voir l’article dans rue89 sur le système belge). Ce mécanisme de convoquer la loi lorsqu’un problème ”apparaît” est finalement une mode régulière dans notre démocratie. Des élèves ne vont pas à l’école, sanctionnons financièrement les parents. Il y a de la violence, sanctionnons plus fermement les auteurs… .

La loi n’a pas pour vocation de mettre fin à un phénomène sociale mais de l’encadrer. Croire que la sanction financière peut résoudre l’absentéisme scolaire c’est affirmer que si les enfants ne vont pas à l’école c’est que les parents se fichent de l’assiduité de leurs enfants. C’est ignorer que la relation de l’enfant à l’école n’a pas que de racines familiales. L’absentéisme des enfants à l’école interroge l’organisation même de l’instruction en France: comment permet-on, comment pousse t’on des élèves à croire de nouveau dans l’ascenseur sociale que doit représenter l’école?

De la même façon l’absentéisme électoral pose la question de la représentation, de la vitalité de notre démocratie, de la place que l’on laisse à la parole du peuple dans la politique locale et nationale.

Une société qui répond à ce type de problème par la sanction est une société qui se défausse de sa responsabilité dans l’émergence de problèmes sociaux en les déclarants être de l’ordre de la responsabilité individuelle.

Il est impératif de dissocier la question de la responsabilité individuelle de celle de la responsabilité collective. Ces deux notions cohéxiste certes mais une réponse politique ne doit pas mettre en cause la seule responsabilité des citoyens.

Un gouvernement qui suppose que l’absentéisme scolaire est du à la démission des parents ne devrait pas hésiter à supposer que l’absentéisme électoral est dû à la démission de sa classe politique (démission consistant à ne plus faire vivre correctement le régime démocratique).

 

 
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