UnBabel: un blog de résistance

Elargir la démocratie

Rapport Bur et TVA Sociale janvier 5, 2012

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mediapart

Le rapport de Monsieur Bur à le mérite d’être un travail honnête. J’entends par travail honnête un travail qui ne masque pas la réalité mais tisse un état des lieux et fait des choix.

Monsieur BUR part du principe qu’il faut exonérer les entreprises d’une partie de leur charge pour leur permettre de gagner en compétitivité. Mais il reconnaît deux choses :

1- les entreprises à l’export ont puisées dans leurs marges pour rester compétitives.

ceci sous entends que les nouvelles exonérations serviront soit à gagner en compétitivité, soit à diminuer l’effort consenti sur les marges. Il y a donc un fort risque que les exonérations servent à mieux rémunérer les actionnaires si l’État n’impose aucune règle. En résumé les entreprises augmenteront les dividendes touchés par leurs actionnaires aux moyens de fond publics. Il s’agit alors d’une ponction des consommateurs pour  nourrir les actionnaires.

Ou est la règle des tiers? 1/3 pour les actionnaires, 1/3pour les salaires, 1/3 pour l’investissement.

Monsieur BUR exclu toute augmentation des salaires (ce n’est pas son président qui parlait de gagner plus?) et n’évoque jamais eu incitation a l’investissement

2- Le manque de compétitivité est aussi dû a un manque de réactivité et de positionnement des produits;

Monsieur BUR reconnaît que pour de nombreux économistes le coût du salaire en France n’est pas le principal frein de la compétitivité. Dès lors le gouvernement fait le choix d’agir prioritairement sur une cause secondaire.

Enfin le rapport BUR pose l’hypothèse qu’il est légitime d’exonérer les entreprises d’une partie de leur participation à la branche famille parce que cette branche est déjà fiscalisé (nous payons des contributions pour cela) et que les prestations ne sont pas réservés aux travailleurs!

Il s’agirait donc d’une charge qui relèverait de la solidarité nationale et non de la sécurité sociale. Monsieur BUR, il s’agit simplement du fait que nous vivons dans un État social fondé sur un contrat social. Ce contrat est le principe de solidarité: Mais au delà les entreprises bénéficient des mesures  de la branche famille: Les salariés voient moins leur carrière interrompu pour des causes familiales. Monsieur BUR pointe l’ensemble des avantages que les sociétés retirent du système de protection sociale française. Est ce trop de leur demander de participer et de remplir leur part du contrat social?

Enfin donner une telle place à la question de la compétitivité dans un rapport traitant du financement de la branche famille de la sécurité sociale pose un problème éthique. Ethique car ce rapport laisse entendre que ce financement est la principal entrave au bon fonctionnement de l’économie. Le parti majoritaire nous désigne comme coupable, coupable de coûter trop cher à nos entreprises, entre autre de part notre protection sociale. La cause du déclin de l’industrie française est trouvée Après les 35 heures la faute aux cotisations patronales.

 

Le reigne de Babel: demain plus d’humain novembre 15, 2011

Longtemps j’ai écrie de la poésie,  transformé mes heurts d’adolescent mal fini en lettre universelle, j’ai ri, porter un regard tendre. Un jour l’encre s’est tarie.

Il m’a fallu  du temps quand je suis devenu père, pour savoir comment cette énergie allait ressortir, pour savoir ce que j’allais en faire. Je n’ai jamais aussi bien écris pour mes idées que pour mes sentiments. Unbabel est un petit bateau construit en amateur que j’envoie parfois affronter l’océan du monde, que j’envoie à la recherche de mes frères. Souvent le bateau revient vide comme un désert qui me brule quand je ramasse la coque.

Je vis à Babel et vous mes frères a Babel vous vivez.

Babel est un tour érigé par les hommes pour montrer leur puissance. La chute c’est quand les pierres ont rougis du sang des esclaves, des artisans, des ouvriers qui la construisaient. Qui construisaient Babel pour la gloire de quelques monarques, de quelques possédants. La tour a été abattue, l’histoire est resté. Nous reconstruisons la tour, pierres à pierres et nous sommes déja haut sur l’escalier.

Ce matin une mère me raconte un accompagnement de  sortie scolaire. Elle est revenue frappée, heurtée par la violence de la machine qu’elle a rencontré. Dans les faits, les mots des encadrants, professeur, aide, sont prononcés comme des jugements: On pointe la différence, on punit pour les fautes des parents. Certains “instituteur” oublient l’importance de l’enfant.  Oublient que les enfants se nourrissent de la parole des grands.

Quand elle me raconte, les mots, les échanges, le comportement des adultes, je vois pourquoi les enfants exclus dès quatres ans, je les reverrais en partie à 16 dans mon travail d’éducateur.

Bien sûr ce n’est qu’une école, bien sur ce n’est qu’une classe.

Est ce une société où la formation des maitres ignores si profondément qu’ils accompagnent la formation de petit être, de chose fragile que l’on appel “enfants”. Est ce une société Humaine?

Babel?

Babel parce que nous sommes prêts à sacrifier la qualité de vie pour l’équilibre des marchés.  Parce que la valeur de la vie humaine que la société occidentale à mis tant de temps à sacraliser  perd de nouveau son caractère sacré.

Babel parce que on peut se réjouir qu’un homme “politique” n’est rien lâché qu’il soit fort dure inflexible, sur de son droit, ouvert comme une huitre à la nouveauté. Hollande refuse même d’aborder la question de la sortie du nucléaire. Tant pis pour les déchets, tant pis pour le futur, continuons de vivre et faire vivre les ventrus du nucléaire.

Babel parce que des convictions pèsent moins que des postes et les idées peuvent bien attendre tandis que l’argent rentre, que vive Europe Ecologie et qu’elle prospère.

Babel parce que les fauteurs de troubles c’est les pauvres, ceux qui touche le RSA, ceux qui profite des arrêts maladies, et que personne ne se demandent de quoi ils sont malades, ces hommes, ces frères, mais qu’on le punira.

Babel parce que les politiques sociales coûtent trop chères mais que l’argent, pour les banques ne manque jamais.

Babel parce que je n’ai pas assez de place en centre maternel pour aider des mères isolées et abimées à prendre soin de leur enfant et d’elles même. Parce que je n’ai pas assez de moyens pour offrir une vie décente aux familles défavorisées, pas assez de foyer et de logement, pas assez de centre de secours pour les sdf, pas assez de foyer pour les jeunes en danger,  pas assez de moyen pour les jeunes délinquants

Babel parce que je n’ai assez de rien et qu’il manque trop de qualité à l’existant pour que je puisse espèrer que se construise une société.

Babel parce-que le sacrifice humain vaut bien la hauteur de la tour d’ivoire que construise les marchés et les nantis. Babel parce que l’espoir est une denrée rare et j’aimerais bien que vous m’en donniez.

 

Pourquoi la France n’est pas gouvernée: Election piège a con (Nouvelle interprétation) novembre 11, 2011

Filed under: Uncategorized — sebchin @ 7:19

J’ai récemment écrit sur la question scolaire: l’économie globale de ce que je présentais à un homme politique de gauche portait sur l’inutilité d’évaluer des élèves tant qu’une réelle réforme de l’éducation nationale ne sera pas envisagée. Il faut, disais je, que l’école soit un lieu qui apprenne la collaboration et les valeurs de solidarité et de collaboration dans la pédagogie même qu’elle choisit pour transmettre un savoir aux enfants.

L’individu reconnaissait l’importance de ce débat. Mais pas avant les élections parce que c’est un sujet trop polémique.

La polémique ne fait pas gagner de voix, elle risque même d’en faire perdre, les débats divisent les électeurs. Le principe d’une campagne électorale est donc de chercher du consensus, de mettre en avant des positions que l’opinion publique peut accepter sans trop les discuter. Il faut que cela soit du bon sens.

Le problème est que nous ne sommes jamais en dehors des périodes d’élection, il y a toujours un enjeu pour les partis, tout les ans. Il n’y jamais donc le temps de débattre et de parler des projets et des idées!

Prenons exemples: depuis 2007 nous avons, tous les ans, une élection

2007: Présidentielles et législatives

2008: Municipales et élection partielles pour des cantonales et des sénatoriales

2009: Européennes

2010: Régionale

2011: Cantonales et Sénatoriales

Et 2012….

Les élus locaux adaptent leurs politiques pour soutenir le candidat à l’échéance nationale. Les conseils généraux, par exemples, votent des budgets qui serviront avant tout à rendre visible les mérites de leur famille politique . Les Yvelines votent un budget où 800 millions sont destiné à la communication et dans le même temps font des coupes sombres sur les dépenses sociales: plus de prévention santé, réduction des budgets des établissements accueillant le public… .

Je suis près à parier que le budget communication, voiries ( ça se voit) et les aides pour les populations âgées explosent sur les territoires au détriments des actions à destination des populations défavorisées et ce principalement dans les territoires gérés par la “droite”‘ ( les citoyens bénéficiaires d’allocations d’aide sociale étant réputés voter à gauche) .

Les campagnes ont donc un double effet: elles impactent l’ensemble des budgets des collectivités locales (et nationale). Il s’agit de mener des actions visibles, de s’afficher, de montrer qu’on existe. Cela ne se fait pas nécessairement par un financement des actions d’aide aux populations essentielles mais dans une gesticulation qui nuit à la cohérence des programmes. Un département peut investir 18 millions dans un établissement en trois ans et décider de ne pas le doter de personnel suffisant pour le faire fonctionner parce que l’argent doit aller ailleurs.

Ces illustrations montrent que le besoin de visibilité des hommes politiques nuit à une gestion rigoureuse et cohérente des fonds publiques: je laisses à la cours de comptes le soins de mener une étude méthodique sur le sujet mais les quelques départements sur lesquels j’ai une visibilité alimentent ma conviction.

Le second effet réside dans le fait qu’a force de vouloir éviter la complexité des sujets pour éviter les polémiques qui risqueraient de diviser leur propre camps, les hommes politiques ne sont plus porteur d’idées fortes pendant les campagnes électorales. L’appauvrissement du débat pèse sur les électeurs et sur le niveau de conscience politique de la population. Le débat est pauvre parce que les hommes politiques ont peur  de faire réfléchir les électeurs.

Me voici donc avec deux problèmes générés par le fonctionnement de la Veme république:

- Les fonds publics sont mal utilisé car mis au service de campagnes éléctorales  et en cela rendent impossible une politique sociale, d’aménagement du territoire, de santé et éducative cohérente dans le temps.

-Les complexes des hommes politiques les amènent à appauvrir la conscience politique des citoyens.

Si je n’avais une profonde conviction que nous devons vivre dans un système où le peuple préside à sa propre destinée je tournerai là le dos à la démocratie. Mais étant utopiste par principe il va falloir que je m’astreigne, avec ceux qui le voudront, à imaginer comment sortir de cette chausse-trappe .

Si nous ne trouvons pas un moyen d’inscrire les politiques publiques dans une durée et dans une stabilité législative et financière nous voila condamné à la faillite au  niveau mondial:

- Impossible de mener une politique écologique responsable alors que l’urgence est là (selon certains spécialistes il est déjà trop tard pour éviter la monter des océans du fait du non-respect de Kyoto)

- Impossible de mener un politique financière, fiscale, de l’emploi, qui ne soit pas dirigé par le soucis des effets d’annonce: Le peuple le paye de plus en plus fortement.

La politique doit redevenir un sacerdoce habité par des porteurs d’idées et de principes

 

Au lieu d’étiquetter les enfants de 5 ans: Créons un service public de la petite enfance octobre 26, 2011

L’éducation  nationale présente dans son rapport « Aide à l’évaluation des acquis en fin d’école maternelle » un dispositif d’évaluation des enfants de 5 ans.  »

Et après tout quoi de plus normal ? Comment aider des enfants si nous sommes dans l’incapacité de mesurer et de comprendre leurs difficultés ? Comment mettre en place des dispositifs adaptés en l’absence d’outils d’analyse ?

Le document en question aborde 4 items : s’approprier le langage, découvrir l’écrit, découvrir le monde, devenir élève.  Il se compose de grilles, de fiches pédagogiques, et constitue en cela un outil comme un autre semble t’il.

 

A la lecture du document nous pouvons nous interroger sur la nature de la forte polémique qui est apparu quand le document à été rendu publique. Après tout, l’évaluation est un des fondements de l’enseignement public en France.

 

Pour comprendre l’origine de la polémique il faut dans un premier temps revenir sur le contexte dans lequel intervient ce document et porter attention au vocabulaire choisit.

 

En 2006 un rapport de l’INSERM laissait entendre qu’il était souhaitable de repérer les enfants présentant des troubles du comportement dès trois ans pour leur éviter un probable parcours délinquant. Le fait qu’il soit possible de prédire l’avenir d’un enfant de 3 ans, âge où tout est en mouvement est un premier choc. Les hommes politiques rebondissent sur cet aspect et y voient un réel déterminisme dans le parcours déviant d’un individu. L’évaluation devient donc un outil de « lutte contre la délinquance ».

 

Les trois catégories choisit pour analyser le comportement des enfants offre une lecture sur les buts poursuivi : «  Rien à Signaler », « à risque », « à Haut Risque ».  N’avons-nous réellement rien à signaler lorsque les enfants vont bien, n’est il pas de la mission d’une évaluation de poser un regard, d’analyser ce qui va bien, voir de la valoriser ?

Les deux autres catégories sont elles franchement inquiétante : La notion de Risque est une notion floue. Le risque c’est la potentialité de l’apparition d’un danger.

 

La loi du 5 mars 2007 concernant l’enfance en danger porte le même présupposé : Elle crée pour centraliser les signalements d’enfants en danger  des cellules d’informations préoccupantes. On remplace ici la notion de danger, par une notion plus floue « l’information préoccupantes », comme on remplace un éventuelle lacune repérée par la notion de « haut risque ».

 

Classer un enfant dans une catégorie de Haut Risque est une lourde responsabilité. S’il est catégorisé en Haut Risque il est potentiellement très dangereux. Nous voilà avec un enfant de 5 ans à qui on attribue un profil de futur ennemi publique. Il faut s’interroger sur le sentiment des parents face à un tel diagnostique. Il faut s’interroger sur la force de l’étiquette que l’on pose sur un enfant de 5 ans.

 

La psychologie sociale a pu mener des expériences sur la question des étiquettes. Elle à montrer qu’en découpant arbitrairement un groupe en deux catégorie, l’une considérée comme difficile l’autre comme ayant de forte capacité, on prédispose les « enseignants » et le découpage arbitraire devient réalité. Les sociologues nomment cet effet : effet Pygmalion ou prophétie auto-réalisatrice.

 

L’un des risques se situe ici. L’évaluation restant au dossier il crée une étiquette durable pour l’enfant qui risque bien de se voir prit, à son corps défendant, dans la prophétie auto-réalisatrice de son échec social. Et cela dès 5 ans.

 

On le voit le risque d’une évaluation est de produire l’effet contraire à l’effet rechercher : Elle influence les instituteurs et les futurs professeurs en ce qu’elle nourrit le présupposé que l’enfant est ce que l’évaluation disait qu’il était à 5 ans. Quand on a été classé à risque, quel professeur acceptera de croire qu’on en l’est plus ?

 

Mais à propos on repère pour faire quoi ?

 

Les promoteurs de cette évaluation nous parlent de prévention mais par nature une évaluation constate des lacunes déjà avérées. Elle peut au mieux permettre la mise en place d’un « traitement des symptômes » mais ne peut que difficilement prévenir.

 

Il s’agit donc d’inscrire des enfants qui potentiellement pourraient présenter plus tard des troubles gênant du comportement dans un dispositif particulier qui traite les problèmes non encore totalement survenus.

 

Un  écueil réside en la  stigmatisation qu’implique l’inscription dans un dispositif de traitement des lacunes : Un regard particulier sera porté par les autres enfants et leurs parents sur les enfants inscrit dans le dispositif de traitement des élèves à Haut Risque. Quel parent censé laissera son enfant jouer avec un enfant à Haut Risque ?

 

Si il faut crée des dispositifs quels sont les moyens pédagogiques, financier et humain qui seront dégagé ?

 

Le deuxième écueil réside en ceci : Si il y a des enfants qui sont à Haut Risque à 5 ans c’est que nous n’avons pas fait notre travail de prévention avant. Il faut donc redescendre, nous reviendrons alors au préconisation de l’INSERM et évaluerons notre enfance dès trois ans puis analyserons le comportement de l’enfant intra-uterin… .

 

Analyser et Evaluer les enfants dispensent d’une chose : Analyser et Evaluer les dispositifs mis à leur disposition. On recherche l’individuel sans interroger ce que la société met en place pour le bon développement des enfants.

Il est grand temps de cesser de scruter les enfants au micro-scope et de créer un service éducatif de la petite enfance qui servent d’appuie aux parents dans l’éducation de leurs enfant.

 

Les modes de garde des enfants entre 0 et 3 ans doivent être conçu comme des lieux développant un pédagogie et délivrant un apprentissage.

 

Plus d’un millions d’enfants entre 0 et 3 ans sont en dehors des lieux d’accueils de la petite enfance (crèche, Auxiliaire de Puericultrice, ….). Si la société est inquiète du developpement de la jeunesse qu’elle commence par donner les moyens à chaques enfants de disposer d’un accueil éducatif et de qualité entre 0 et 3 ans.

 

Nous n’avons plus besoin d’homme politique ! octobre 24, 2011

La crise économique à au moins le mérite de faire naître un consensus qui s’étend du centre et la droite traditionnel : la seule politique doit être celle de la rigueur. Tout programme politique qui aurait comme projet une dépense public est nécessairement insoutenable. la seule voie politique responsable serait l’orthodoxie économique: la maîtrise des dépenses érigées comme projet politique.

Ce faisant nous voila avec une importante frange du monde politique qui abdique le fondement même de leur coeur de métier. Car après tout si il s’agit de gérer d’une façon comptable le pays, avons nous alors réellement besoin d’hommes politiques? La France dispose d’un certain nombre de grands fonctionnaires et de gestionnaires dont nous connaissons aujourd’hui la capacité de gérer des institutions sans projet stratégique, mais avec un budget restreint. il faut rendre hommage à la direction des grands ministères qui pratique depuis 5 ans, avec talent l’art de faire vivoter sans argent: le ministère de l’éducation national, de la justice, du travail, de la santé ont réussirent à donner l’illusion de leur fonctionnement durant cette mandature.

Peu de reforme portant des valeurs ou un projet politique ont été menée. En matière de santé la loi HSPT ne cache en réalité que la volonté de l’état de maîtriser et d’abaisser le coût des politiques sociales et de santé sans regard pour la qualité des services rendus. L’éducation nationale n’a connu aucune reforme sérieuse sous cette mandature si ce n’est le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. la justice a vu son budgets fondre et n’a connu que des reformes conjoncturelles et liés à des faits divers, durcissant les réponses pénales et délaissant tout les outils de préventions.

Les autres ministères n’ont connus de reforme qu’un affaiblissement de leurs compétences et de leur moyens d’action. Bref rien qui ne nécessite la présence d’un homme politique aux commande. s’il est admis que seule une politique de rigueur visant le remboursement de la dette doit être menée la conclusion naturelle est alors que nous n’avons pas besoin d’homme politique pour le faire . notons qu’en période de rigueur, cette économie devrait être appréciable. Nous avons la possibilité historique d’ouvrir des postes d’économie sur les postes de ministres, de Cabinet et de conseillers en communication. Économie qui devrait ravir les têtes pensantes des agences de notations.

Il est étonnant de voir l’incapacité des hommes de droite et du centre ne pas en venir a la conclusion logique de leur action politique. La position de François Bayerou vus a vus du programme du ps est illystrante au possible. Le programme est intenable nous dit il, et la gauche et la droite doivent être responsable et mener ensemble la SEULE politique possible: la rigueure. il ne peut plus y avoir de clivage : l’homme politique a pour mission de parvenir a faire de la règle d’or une réalité. Mais si la mission de l’homme politique n’est plus d’inventer, d’élargir id champ du possible, de changer les lois qui organise la société et o’économie, alors id désenchantement de la politique atteint sa conclusion logique: dans un siècle sans -idéologie des comptables feront toujours mieux que les politiques.

 

nous ne sommes pas assez riche d’humain pour refuser d’en elever un seul juin 9, 2011

La France n’est pas assez riche d’enfants pour qu’elle ait le droit d’en négliger un seul » proclame l’ordonnance de 1945 organisant la protection de l’enfance. Bien sûr notre pays présente aujourd’hui un taux de natalité qui témoigne de l’efficacité de ses dispositifs d’aide à la parentalité (crèches, écoles et assistantes maternelles). Le principe posé au sortir de la guerre conserve néanmoins tout son mérite.

On ne peut se contenter de créer les conditions d’un accroissement de la population et s’en satisfaire ; la richesse en enfants ne se résume pas à des chiffres. Elle doit être considérée à l’aune des besoins de chaque enfant pour s’épanouir au sein de la collectivité.

Être progressiste consiste à désirer que chaque génération participe à la construction d’une société plus juste. C’est en quelque sorte affirmer qu’il y a un sens à l’histoire. Ainsi chaque génération porte la responsabilité du système éducatif qu’elle lègue à la génération suivante. Cette responsabilité réside autant dans les possibilités que l’on donne aux enfants d’acquérir des connaissances, de la méthode et des savoir-faire que dans les valeurs que nous leur transmettons. Car l’école n’est jamais un lieu « neutre » dans lequel serait dispensé uniquement du savoir. La façon dont nous le faisons est l’expression des valeurs que notre société porte. L’éducation des enfants ne relève donc pas de la seule famille, et l’enfant n’est pas uniquement le produit de sa culture familiale. L’idéologie dominante d’une société porte une responsabilité importante dans la construction identitaire des enfants et de leurs valeurs sociales.

Aujourd’hui, il est plus que temps de redéfinir ces valeurs éducatives républicaines. D’aucuns objecteront que cette simple réévaluation et son application aux enfants est digne d’un fonctionnement totalitaire. Prenons le temps de l’analyse du système actuel. Dès l’école primaire, sans doute avant, le travail est individuel et chaque élève est valorisé à partir d’une réalisation qu’il effectue seul. Les grands pédagogues Freinet et Maria Montessori ont démontré qu’un tel système promeut la réussite individuelle et la compétition entre les individus. L’individualisme et le manque de considération entre les individus sont bien cultivés au cœur de notre système éducatif.

Efforçons-nous à l’inverse de construire dès aujourd’hui un système éducatif dans lequel l’individu ait toute sa place mais où l’entraide et la capacité à collaborer soient valorisées. La solidarité est une valeur souvent familiale qui s’acquiert tout au long de la vie ; nous souhaitons que l’institution joue désormais un rôle moteur dans la promotion des valeurs sociales.

On ne peut en effet s’inquiéter de la délinquance juvénile sans s’interroger sur le projet de société que nous leur promettons et sur sa valeur morale. Car la morale n’est pas qu’une notion veillotte des leçons de nos grands-parents. La morale est l’expression directe des qualités qu’une société attend des membres qui la composent. Il ne s’agit pas de ré-instituer des cours de morale, mais de promouvoir à tout moment dans la vie des élèves les éléments éthiques que nous souhaitons voir se développer. Ce n’est qu’à ce prix que nous construirons une société plus juste.

Nous souhaitons donc construire, pas à pas, un nouveau modèle d’éducation qui ne se contente pas de dépoussiérer les programmes. Nous souhaitons avec l’ensemble des acteurs du champ éducatif et par un procédé démocratique, jeter les bases d’un système éducatif qui porte dans chaque aspect les valeurs d’une république sociale.

Fautes de moyens et de dispositifs adaptés, l’Éducation nationale a mis en place différentes classes de niveau permettant aux élèves en difficulté de ne plus se trouver en échec. Les CLIS et SEGPA répondent à ces objectifs mais bien souvent l’inscription dans la filière SEGPA implique une orientation vers des métiers pénibles. Nous sommes conscients de l’implication des personnels éducatifs pour accompagner au mieux les enfants. Il nous apparaît néanmoins qu’il manque encore des structures dont la visée ne soit pas le maintien de l’enfant dans une filière, mais bien de lui permettre de combler ses lacunes et de réintégrer le cursus classique.

Enfin nous souhaitons que les adolescents qui sortent du système scolaire avec une faible qualification soient accompagnés vers l’insertion par un dispositif plus clair et qui autorise à chaque étape de valider des unités de valeur (UV). Il s’agit de donner du sens à tout instant qu’un jeune passe dans un établissement : d’une part en ayant une vision claire du parcours que nous lui proposons, mais aussi en lui permettant autant que faire se peut de valoriser ses temps de présence.

Si l’accueil proposé aux enfants entre 0 et 6 ans est une spécificité française dont on peut mesurer les effets bénéfiques, on ne peut pour autant se satisfaire d’une situation où plus de la moitié des enfants entre 0 et 3 ans vivant sur notre territoire n’ont accès à aucun mode de garde institutionnel (collectif ou individuel – assistante maternelle). Les études concernant l’accueil des 0 à 3 ans mettent en évidence que les populations les plus défavorisées se trouvent souvent dans l’impossibilité de bénéficier de ces lieux.

Or la crèche, comme l’accueil chez une nourrice agréée, constitue les premières étapes de la socialisation de l’enfant. Priver un enfant de mode de garde extérieur revient donc à le priver d’une ouverture à l’autre. Notre démarche ne vise évidemment pas à imposer un mode de garde quelconque, mais bien à rendre possible cet accueil pour l’ensemble de la population du territoire. Il nous appartient de mettre en place un dispositif qui soit à la hauteur des capacités de nos nouveau-nés.

Il nous paraît indispensable qu’un service public de la petite enfance soit constitué. L’État, en partenariat avec les parents, a un rôle éducatif à jouer auprès de ces enfants en construction. Il s’agit de dessiner les contours d’un système respectueux des parents, de toutes leurs cultures, tout en favorisant l’éveil et la socialisation des enfants qui fréquenteront ensuite les écoles de la république. La prévention de l’exclusion scolaire se joue en amont de la scolarité, dans la pédagogie et les moyens déployés dès l’accueil dans une école.

Les stages de parentalité que les collectivités territoriales ou l’État imposeraient à des parents jugés défaillants pose une nouvelle fois la question du contrôle social coercitif que certains aimerait faire jouer encore davantage à l’État. Devenir parent est une épreuve ; prendre le temps de comprendre son enfant et de construire des réponses, diverses et adaptées, est un défi. Il est évidemment du rôle de l’État de proposer de l’aide à l’individu vivant l’aventure de la parentalité.

De la même manière que la sexualité et la reproduction humaines, l’éducation et son histoire pourraient faire l’objet d’une matière enseignée aux élèves dans le cadre de leur temps de scolarité obligatoire. Il s’agit ici de prévention au sens large. Une histoire non normative de l’éducation et des conceptions construites sur ce sujet serait profitable à tout jeune accueilli dans le système scolaire.

 

des roms des étrangers et des nuages de fumées septembre 6, 2010

Je reprends le clavier sans doute a contre temps mais tant pis. Il m’a sans doute fallu du temps pour croire en la réalité des discours et des actes posés depuis le discours de montpellier du chef de l’état. La politique est peut être moribonde en tout cas elle touche au surnaturel et le surnaturel reste étranger pour moi (on rentre dans le coeur du sujet).

La question des roms, des roumains (le gouvernement est il capable de faire une distinction?) cache en premier lieu un discours sécuritaire qui est effrayant. Le discours de Monsieur Sarkozy a Grenoble est en ce sens édifiant.

Le président propose que certains criminels portent un bracelet électronique quelques années après l’exécution de leur peine. Entendons nous soit une peine est achevé soit elle ne l’est pas. Si je sors de prison j’ai le droit d’aspirer à reprendre une vie “normale” à souhaiter une réinsertion, à vivre “en liberté”. Le bracelet électronique est une forme d’incarcération au domicile: je ne peux sortir que pour travailler ou durant des horaires déterminés. En tant que peine privative de liberté elle ne peut être considéré comme étant ordonnée à la fin de ma peine. Si j’ai “payé ma dette” par l’incarcération a quel titre serais je en plus condamné après ma peine à une nouvelle peine sans nouveau délit!

Il suffirait pour rendre possible ce projet du président qu’une loi prévoit un temps automatique durant lequel le condamné soit obligé de porter un bracelet: je vous condamne à 5 ans de prisons ET à deux ans de contrôle électronique.  Le durcissement législatif ferait un nouveau bon, mais cette façon de procédé serait “légale”.

Ce qui inquiète dans la politique sécuritaire de notre gouvernement est cette idée récurrente que la privation de liberté peut se passer de juge. On la retrouve dans une loi prévoyant l’augmentation du temps de rétention administrative des étrangers en situation “irrégulière”  sans en référer au magistrat.

On le retrouve dans la loi “HSP”: je cite “Ce projet fait du « soin sans consentement » le modèle du soin psychique. Il maintient l’exception française en Europe d’une loi spécifique pour le traitement sous contrainte en psychiatrie, sans qu’un juge intervienne dans l’autorisation de cette privation de liberté. En posant le principe d’un soin sous contrainte imposable tant à l’hôpital qu’au domicile du patient, il y ajoute l’atteinte à la vie privée. Ainsi, les patients, fichés et contraints, se verraient enfermés dans une véritable trappe psychiatrique : considérés à vie comme des malades mentaux potentiellement dangereux.” (une pétition à signer)

Ce qui est visé c’est le principe même du droit de chacun de se défendre d’une part et, si l’on a été reconnu coupable le droit de s’amender et de se réinsérer (voir de “guérir”).

La question des Roms est un épi-phénomène de cette politique gouvernementale. La répression touche tout le monde et principalement les populations les plus défavorisés. Dans le cadre de cette répression de la pauvreté il aurait été absurde que le gouvernement oublie la question roms. Cette population qui vit dans des bidon ville moderne de petits boulots, de mendicité et parfois de larcins et la cible idéal pour notre courageux gouvernement. Voila un peuple qui ne bénéficie que de peu de moyen financier pour se défendre et qui n’a pas d’Etat qui les soutiennes d’une façon soutenu et volontaire. Le statu de roms en Roumanie n’est pas simple  (dans peu de pays de l’est en fait) et les roumains vivent de peu de chose dans leur pays.

“La délinquance de nationalité roumaine” à Paris aurait augmenté de 138 % en 2009, et de 259 % en 18 mois. Il a également ajouté : “Aujourd’hui, à Paris, la réalité est que près d’un auteur de vol sur cinq est un Roumain”, a dit M. Hortefeux, et “un vol commis par un mineur sur quatre l’est par un mineur roumain”.

Pour analyser ces chiffres je laisses la parole à un sociologue (Laurent Muchielli) :

“1) Tournons nous d’abord vers les statistiques de police, les plus connues. Elles ne distinguent que les nationaux des étrangers, sans donner le détail des nationalités concernées. Rien sur les Roumains donc. Par ailleurs, pour évaluer ici le poids de la délinquance des étrangers, il faut évidemment en retirer les “infractions à la police des étrangers” telles que le défaut de papiers en règle, qui dépendent beaucoup des contrôles au faciès et qui ne sont en quelque sorte qu’une délinquance administrative. Ceci fait, on peut alors calculer la part des étrangers parmi les personnes “mises en cause” (suspectées) pour l’ensemble des crimes et délits. Or cette part a baissé en 2009 (12,5 %) par rapport à 2008 (13,5 %). Si donc la délinquance des Roumains avait si fortement augmenté que le dit le ministre, elle aurait du baisser encore plus fortement chez d’autres étrangers. On aimerait savoir lesquels…
2) Etudions ensuite une statistique de justice, hélas peu connue. Le recensement des condamnations prononcées par les tribunaux français contient, lui, le détail des nationalités. Les deux dernières années publiées sont 2007 et 2008. Et entre ces deux dates, le nombre de personnes de nationalité roumaine condamnées a baissé d’environ 6 % (passant de 4 562 à 4 300 personnes). Ainsi, les deux seuls indices fournis par les statistiques publiques contredisent radicalement les tendances annoncées par le ministre”

Nous nous retrouvons donc face à un discours stigmatisant une population étrangère sans que le gouvernement ne puisse affiché le moindre chiffre étayant des propos qui ne sont pas loin d’être un appel à se défier des roumains que nous pourrions croisés dans la rue. Finalement ce sont probablement des délinquants.

Il y a peu de temps le gouvernement évoquait les années 30 pour parler du comportement des médias en ce qui concerne leur collègue Eric Woerth. A mon tour je me sens tirer vers une époque passée. Une époque où il est possible qu’un gouvernement s’en prenne à une population parce que électoralement il espère en tiré bénéfice.

La sémantique, le phrasé, le vocabulaire et la pensé du gouvernement est inquiétante je ne prendrais pour exemple que cette petite phrase entendu au journal de france 2 à la fin de la conférence de presse de Monsieur Hortefeux. Celui ci après avoir présenté ses chiffres fantômes sur la délinquance des “roms” conclu: “mais il n’y a pas que les roms qui commettent des actes de délinquances, d’autres étrangers aussi” (je cites cette phrase de mémoire, elle date de quelques jours mais elle trotte dans ma tête depuis).

Brice Hortefeux conclu brillamment cette séquence: il y a d’autres étranger aussi…

 

faire de la politique autrement 1: Porter un constat de crise démocratique (abstention et représentativité) mars 18, 2010

LE 22 mars, les élections régionales seront derrière nous. Il est plus que probable que la quasi-totalité de ces régions soit alors dirigée par un conseil régional représentant l’union de la gauche. Cette victoire annoncée ne doit pas être banalisée. Elle marque une lassitude des citoyens “actifs” d’une politique sarkoziste dont nous sentons durement les effets aujourd’hui. La question du “bouclier sociale’ que les régions comptent opposer au “bouclier fiscal” mis en place illustre la profonde divergence de manière de faire entre la droite et la gauche.

La joie de voir la politique antisociale du gouvernement désavoué ne doit pas nous cacher le problème de fond que connait le monde politique.  Depuis 1986 les élections régionales sont “boycottées” par au moins 25% des électeurs, les élections législatives voient leur taux d’abstention tourner entre 21 et 40 % d’abstention depuis 1981. Ce taux d’absentéisme a de plus tendance à grimper année après année.  (source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Abstention_en_France)

Une société ne peut se dire démocratique  sans se poser honnêtement la question de l’abstention. Honnêtement, c’est a dire en dehors de l’analyse portée en période électorale, c’est à dire en dehors toute tentation de récupération politique de ces citoyens qui  se maintiennent en dehors des élections. C’est l’ensemble du système qui doit se remettre en cause en commençant par acter qu’il n’est plus en capacité de fédérer réellement les citoyens dans les bureaux de vote.

À l’abstention il est nécessaire d’ajouter ces citoyens qui votent “contre” une formation politique qui porte des projets et des valeurs que ces citoyens rejettent. Il faut ajouter les citoyens qui votent pour faire barrage. Barrage à l’extrême droite, barrage à la politique de casse du service public, barrage à la gauche, barrage au socialisme… . Si ces citoyens-là se déplacent, votent, on ne peut faire l’économie de leur problème et leur problème est la question de la représentativité.

Le système politique que nous avons choisi s’appuie sur cette notion de “représentation”  nous déléguons quelques individus dans lesquels nous nous reconnaissons pour qu’ils portent des projets en accord avec des principes dans lesquels nous nous reconnaissons. En admettant que des citoyens usent d’un vote-barrage, nous admettons qu’ils ne se reconnaissent dans aucune formation politique existante. De fait, bien qu’ayant voté pour faire obstacle au pire, ils se retrouvent non représentés dans les instances décisionnaires.

Au confluent de l’abstention et du vote barrage, nous trouvons une cause commune. Le sentiment fort que le monde politique est coupé du monde social. Que nos élus ne connaissent que mal la société et les difficultés que leurs administrés rencontrent.

L’homéostasie du monde politique peut en ce sens être effrayante. En dépit des échecs qu’a rencontrés le P.S lors des élections de 2002, 2004, 2007… malgré la volonté de réforme du parti, il retombe régulièrement sur ses bases. L’absence de figure nouvelle est anecdotique, ce qui l’est moins c’est l’incapacité à se reformer comme force de gauche portant des valeurs alternatives à celle de la société de libre marché capitaliste. Le P.S n’a sans doute pas vocation à être révolutionnaire, il a vocation a être réformiste. La réforme est une arme qui bien maniée peut être un outil aussi efficace (et moins traumatisant) que la révolution. Le P.S doit se poser la question de la répartition des richesses: dans les Échos du 9 avril 2009 paraissait une courbe intitulée “le partage de la valeur ajoutée dans les sociétés non financières”. L’analyse du graphique montre sans ambiguïté que la part de rémunération plonge depuis 1983 alors que celle de la marge continue d’augmenter, 100 milliards d’euros qui en 1983 allaient aux salariés nourrissent aujourd’hui l’augmentation de la marge. 100 milliards d’euros!  La gauche ne peut éviter de se poser la question d’un réajustement de la marge par apport aux salaires.

Sarkozy et son gouvernement ne mènent pas une politique qui est plus en lien avec la société dans la quel nous vivons. Malgré les manifestations, la colère des syndicats, le mal-être “visible” des salariés, leur politique de gestion capitaliste ne fléchit pas. Le gouvernement prétend gérer la société comme on gère une entreprise privée. La chasse à la réduction des coûts est lancée: diminution du nombre de fonctionnaires par deux, vente du patrimoine immobilier de l’état, fermeture de tribunaux, casernes et hôpitaux.

Si l’objectif d’un gouvernement est la diminution des coûts, j’entends qu’a minima il applique correctement cette philosophie.  La réduction du nombre de fonctionnaires par deux rapportera au mieux et à terme 500 millions par ans à l’état. Le bouclier fiscal a “couté” 578 millions à l’état en 2007. (source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Bouclier_fiscal), si on ajoute les différents dégrèvements d’impôts consentis par le gouvernement (ex: baisse de la tva dans la restauration: 2.5 milliards d’euros en estimation basse). On observe que les économies réalisées par le gouvernement ne couvrent pas les nouvelles dépenses.

Nous reparlerons du cout social de la diminution des fonctionnaires par deux: Justice, Education Nationale, Police, Hôpitaux…

Pour conclure ce premier et long billet sur la question de l’abstention et de la représentativité je voulais citer l’économiste Francois Partant:

“Aujourd’hui les électeurs ne votent pas pour les représentants de leur choix, ils ne peuvent voter que par les candidats désignés par les partis. Subtile élection au deuxième degré, qui assure la stabilité de la classe politique. Depuis le début de la Veme République, cette classe se reproduit elle-même sans aucun scrupule. Le chef d’État choisit les hommes qui lui conviennent et les transforme en notables en leur confiant des postes de responsabilité. Puis ces notables se présentent à la députation et sont élus puisqu’ils sont des notables (ou grâce aux manoeuvres qui permettent d’orienter le vote). Les électeurs entérinent les choix de l’État. Mais les représentants du peuple ne représentent en réalité que le pouvoir lui-même.” (que la crise s’aggrave, francois Partant, 1979)

Cette question du “choix” de représentants proposé au peuple par les partis politiques, cette “subtile élection au deuxième degré”  dont parle Partant doit être l’un des points de réflexions principaux d’une réforme du monde politique. Si les hommes politiques apparaissent aujourd’hui aussi loin du peuple c’est que le mécanisme de cooptation est utilisé depuis trop longtemps et  que ces fils en sont devenus visibles.

Partant poursuit ” Il est évident que le contrôle populaire sur cette classe dirigeante est nul. Une délégation de pouvoir donnée tous les 5,6,7 ans… n’est qu’un blanc seing à perpétuité” les évènements s’enchainant (déjà en 1979) la population est “sur abreuvée de faits et de commentaires contradictoires, mais sous informés..”

Le Mouvement Unitaire Progressiste initié par Robert Hue est une construction politique d’une forme nouvelle qui à pour but d’amener les citoyens privés de voix à être entendu par le monde politique, a accéder aux responsabilités. Loin de posséder toutes les réponses aux questions posées par la crise institutionnelle que nous connaissons, nous travaillons à construire peu à peu un chemin qui permette de sortir de l’ornière. En attendant vos contributions, je vous souhaite la bienvenue sur ce blog.

Sébastien Chinsky

 

François Hollande: un contrat de 5 ans pour les jeunes. avril 21, 2010

Filed under: actualité,Uncategorized — sebchin @ 2:22
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Dans le journal “le monde” du 20 avril, François Hollande prend, fort intelligemment, le contre pied du Ps dans le débat des retraites. L’élection présidentielle ne se gagnera pas en jouant certaines classes contre d’autre, en particulier quand ces classes sont la jeunesse et les retraités.

L’intérêt de l’interview de Francois est de rappeler qu’une société ne se construit pas sur la peur de la jeunesse mais en la catalysant. Catalyser l’énergie de la jeunesse c’est donner à cette jeunesse un avenir.

Ce n’est pas que la jeunesse soit privé d’avenir, mais plutôt que pour se forger cette avenir la jeunesse doit entrer dans le “monde adulte” dans le monde du travail cette jeunesse doit s’ouvrir le passage au forceps et que parfois cela laisse des traces.

Francois Hollande revient donc sur l’idée d’un contrat spécifique pour la jeunesse.  Un contrat de 5 ans qui dans l’esquisse présenter par l’ancien secrétaire général du P.S laisse planer l’idée d’un passage de relais. Un senior “encadre” l’activité d’un junior durant cette période.

La transmission des savoirs faire est une idée intéressante, elle apporte une valeur ajoutée humaine dans l’entreprise. Elle favorise un lien humain mais aussi une implication dans le travail qui pourrait servir les entreprises qui joueraient le jeu. Il y a dans cette idée une reconnaissance des savoir-faire, de l’expérience acquise par le senior qui me semble elle aussi riche humainement et productive.

Il y a néanmoins un paradoxe dans ce projet de contrat première embauche made in ps. Pourquoi arrêter le contrat du junior au bout de 5 ans?  Certes, ces  5 ans seraient une période qui représenterait une avancé par apport au durée de contrat que connaissent actuellement les jeunes (l’évolution des contrats de travaillent enferment trop souvent les jeunes dans des CDD de très courte durée en début de carrière).

Ce contrat particulier qu’évoque François Hollande ne pourrait il pas être un CDI ? Tel que présenté il apparaît comme étant un contrat aidé, or pour qu’un contrat aidé soit réellement rentable pour l’état j’estime qu’il doit être lié a un engagement fort de l’entreprise en ce qui concerne la pérennité de l’emploi crée. Il s’agit de sécuriser fortement les parcours professionnels de jeunes. Cette exigence vis-à-vis de l’entreprise me semble d’autant plus légitime que ce contrat aidé, nous l’avons vu, offre l’opportunité à l’entreprise de solidifier la chaîne de compétence et de déboucher sur une meilleure qualité de produits ou de service. La compétitivité des entreprises pourrait se voir renforcer par ce dispositif social.

 Ce nouveau type de contrat est une idée qui doit encore être travaillé et qui n’est pas forcement mauvais en soi. Il n’en reste pas moins que le caractère social de cette mesure doit être affirmé.

 

comment les parents demissionent il? mai 12, 2010

 

Comment les parents démissionnent ils?Nicolas Sarkozy dans le discours adressé au français après la déroute de l’U.M.P aux élections régionale revient une nouvelle fois sur l’idée que la lutte contre l’absentéisme scolaire doit passer par des sanctions financières infligées aux parents. Conditionner l’attribution des allocations familiales à l’assiduité scolaire des enfants est un projet récurant de ce gouvernement.

Le présupposé de ce projet tient en la conviction que si les enfants ne se rendent pas à l’école, c’est nécessairement que les adultes ne remplissent pas leur rôle et laissent leurs enfants déserter les salles de cours. Les parents seraient démissionnaires, laxistes, irresponsables et la solution résiderait donc dans une contrainte financière.

Il y a quelques choses d’obscène à laisser penser que les parents s’intéresseraient d’avantage à l’obtention d’allocations qu’a l’avenir de leurs enfants. Il faut être bien loin du terrain pour prêter de tel pensé aux familles qui subissent l’absentéisme scolaire de leur enfant. Il faut être bien loin du terrain pour penser que les parents s’intéressent davantage à leurs allocations qu’a l’avenir de leurs enfants

 Dans mon travail d’éducateur auprès de famille en difficulté je suis amené à travailler avec ces parents, ces mineurs qui ne se rendent plus à l’école. J’exerce ce métier depuis près de 7 ans. Durant ces 7 ans, je n’ai jamais rencontré de parents qui se désintéressent de la scolarité, du parcours de formation de leur enfant.

La question de la scolarité, du parcours d’insertion est même la source de conflit récurrent entre les jeunes et leurs parents. Il est rassurant de penser que l’absentéisme scolaire n’est que l’affaire des parents démissionnaires. Car si ce n’est que leur problème à eux ça ne peut être mon problème à moi. Je ne suis pas concerné. Supprimer leurs allocs et laissez-moi en paix. Le problème n’est pas si simple que ça. Le problème c’est que les parents ne sont pas seuls responsables de l’évolution de leurs enfants, et que chaque parent peut se retrouver un jour où l’autre à devoir gérer l’absentéisme d’un de leurs enfants. Et rien ne garantit qu’alors ils trouveraient les clefs leur permettant de faire revenir leur adolescent vers le système scolaire.

 Je ne suis pas un père démissionnaire et il y a peu de chance que je le devienne. Je ne peux pour autant exclure que mon enfant soit un jour pris dans ce mécanisme qui fait que certains élèves cessent, pour un temps, de fréquenter l’école. Les raisons qui poussent ces jeunes à ne plus se rendre en formation sont de plusieurs ordres factoriels. – d’ordres personnels entrent en compte, relation amicale, amoureuse, traumatisme du à une évolution familiale (divorce, décès…) – d’ordre institutionnel : confronté a un échec récurant l’enfant peut se démobiliser et perdre tout intérêt pour l’école et toute confiance en l’institution. Les parents ne vivent pas dans une bulle, en marge de la société, à l’intérieur de laquelle ils seraient tout puissants dans l’éducation de leur enfant. Cette éducation est pénétrée par ce que les enfants vivent en dehors de la cellule familiale et en particulier dans l’institution ou les jeunes sont le plus fréquemment : l’éducation nationale. C’est la rencontre entre l’éducation familiale et l’extérieur qui va constituer l’expérience constituant pas à pas la personnalité d’un enfant.

Cette rencontre entre l’extérieur et le mineur ne se fait pas sans violence. De cet apprentissage de l’être en société, de l’être au monde, l’enfant retire de la maturité et des blessures. Les parents ne sont pas maitres de ses blessures, de leur conséquence, de leur ampleur. Tout au plus sont-ils maitres des soins et du cadre qu’ils tentent d’apporter à leurs enfants. Quand les enfants rompent, quand leur mal-être prend un tel place qu’il les coupe du parcours « normal » les parents tentent de colmater les brèches et si le bateau coule malgré les cataplasmes ils sont désemparés et peuvent s’attendre à être qualifié de démissionnaires. La première stigmatisation est celle de la convocation par l’établissement scolaire. Ils font désormais partie de ses parents qui doivent répondre des absences de leurs enfants. L’EN est généralement bienveillante durant ces rencontres. Il n’en demeure pas moins que les rencontres sont culpabilisantes pour les parents. Vient ensuite toute la batterie, signalement pour absentéisme à l’Aide Sociale à l’Enfance, on se retrouve à avoir un suivi social.

 Les parents sont généralement rassurés de voir des éducateurs intervenir à leur côté. Il est d’ailleurs intéressant de noter que parfois, pour certains enfants, notre intervention à nous services sociaux ne va pas permettre la fin de l’inactivité de leur enfant. Ce n’est pas que nous soyons des éducateurs laxistes, ou démissionnaires, c’est que parfois le jeune n’en est pas là : ses questions ne sont pas celle de l’insertion, de la scolarité, de l’avenir. Il faut parfois du temps pour que l’adolescent en vienne à admettre que ces questions sont essentielles et qu’il va falloir prendre à bras le corps la construction d’un avenir professionnel.

 Le temps est une donnée incompressible dans l’éducation et parfois il ne sert à rien de vouloir brusquer l’enfant Mettre en cause les parents est une manière pour l’µ État de se dédouaner de sa responsabilité sur ce sujet et la responsabilité de l’État est de mettre en place des lieux adapter pour accueillir les jeunes qui souffrent de l’échec scolaire, de mettre en œuvre des programmes permettant à ces jeunes de rattraper le retard accumulé.

L’absentéisme scolaire n’est pas seulement la responsabilité des parents, ce n’est pas seulement une responsabilité « individuel » qui ne concernerait finalement que les parents touchés par ce problème, c’est une question sociale qui se pose à l’ensemble de notre société et à nos représentants. Cette question collective peut se formuler ainsi : De quels moyens nous dotons-nous pour porter notre jeunesse vers un degrés de connaissance et de culture générale supérieur à celui qui est le sien aujourd’hui. De quels moyens nous dotons-nous pour éviter que des enfants ne sortent du système scolaire en ne maitrisant qu’insuffisamment la lecture, l’écriture et la base des mathématiques.

 La mobilité professionnelle devient une règle dans notre société, mobilité géographique d’une part, mais aussi et surtout une mobilité dans des secteurs d’activités différents. Les jeunes que nous « formons » aujourd’hui risquent de rencontrer au cours de leurs parcours professionnels la nécessité de changer de branche, de retourner en formation. La formation initiale reste un moment clef : la qualité de cette formation influe nécessairement sur les formations « continues » que pourront suivre ces jeunes quand il seront confrontés à la nécessité de changer de voie (ou quand ils en auront le désir ).

 

Réaction sur l’intervention de Nicolas sarkozy juillet 15, 2010

Filed under: actualité — sebchin @ 8:19
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L’exercice a du style, dans son jardin le président de la république recoit un journaliste.  il s’agit de mettre fin aux attaques répétées contre le ministre de l’économie, de défendre sa politique économique…

Je ne me livrerais pas ici a une analyse approfondie de cet “entretien” juste quelques remarques:

Sur l’affaire Woerth.

“Il est donc lavé de tout soupçon” parce que le rapport de l’IGF, qui est sans doute qualité d’ailleurs, le dédouane de tout responsabilité. Il n’en demeure pas moins que l’IGF est sous la coupe du gouvernement mis en cause et sans doute du ministre de l’économie .

Il semble essentiel a minima que les personnes qui mènent l’enquête se voient garantir une indépendance. Ce n’est ici pas le cas . Si Monsieur Sarkozy souhaite mettre en place sa “république irréprochable” il se doit de mener les procédures a leur terme c’est a dire dans le cadre d’une enquête qui soit remise au main d’un magistrat indépendant.

Sur le priorité définit par le président:

“ chômage, déficit, retraite, immigration irrégulière, insécurité” sont selon les présidents les principaux chantiers auxquels il doit s’attaquer. Autant dire qu’il a du pain sur la planche.

le chomage qui atteind desormais 9% de la population active ET la dette de la france  est passée en trois en de 67% du P.I.B à quasiment 77% (sous une politique de rigueur: gel des salaires des fonctionaires, diminution de leurs nombres, fermetures de structure ET sous une crise économique).

En ce qui concerne l’immigration clandestine et l’insécurité on retrouve ici deux des thèmes favoris du populisme nationaliste… . Le président ressasse les mêmes recette: Punir et Punir. Nous avons aborder de la question de la surpression des allocations familiales dans ce blog et ne reviendront pas sur l’injustice de la mesure et son inefficacité.

“j’ai été élu pour résoudre les problèmes de la France et des français… quand vous mettez en oeuvre des réformes vous gênez un certain nombres de gens”

Notons que le président en ce présentant comme une victime reprend une autre tactique cher au F.N: “C’est parce que nous avons raison que nous sommes la cible d’attaques”. En liant sa place de “victime” dans l’affaire clearstream, les attaques sur des présuposés liaisons extra conjugale dans le couple présidentiel  à l’affaire Woerth, le président entend démontré qu’un complot le prend pour cible. Étrange qu’il n’est pas évoqué l’affaire de son appartement sur l’ile de jatte, victime la aussi?

sur les ministres indélicats:

La question posé par le comportement des ministres recement limogés va au delà d’une simple question de cigares et de licenciement. La question restent celle du pouvoir d’une institution a surveiller l’utilisation de fond publique par les élus. Rappelons que de nombreux ministres ont été épinglé pour le luxe qu’il s’octroient dans leur quotidien, jusqu’a Rame Yade et son hotel… .

Le président affirme que désormais les ministres dormiront en préfecture ou dans les ambassades  durant leur déplacement… dont acte! Au dela de l’affirmation jugeons le président sur les actes: ce chantier est nécéssaire.

Réforme de la dépendance viellesse

“20 % peuvent financer par elle même leur accession en maison de retraite”:  encore une fois ma curiosité est aiguisée: Nous allons travailler de plus en plus longtemps, un certains nombre d’entre nous vont peiner a réunir le nombre d’annuité permettant de prendre des retraites à taux plein, les salaires restent geler dans notre pays voir en diminution. Monsieur Sarkozy entend résoudre le problème de 80% des personnes âgées qui ne peuvent financer leur maison de retraite, comment?  A travers des aides? comment seront elle financées? A travers la multiplication des structures d’accueilles? Qui payera leur construction?

Sur les fonctionnaires:

Monsieur Sarkozy nous explique se satisfaire d’avoir diminué le nb de fonctionnaire comme jamais”: 100 000 fonctionnaires en moins en 3 ans et 34 000 de mieux dans l’exercice 2010-2011. Le président nous explique que l’économie ainsi faite représente 1 milliard et demi d’euros et par ans.  Il explique que l’Etat économise ainsi le coût des retraites auxquels “ce dit fonctionaire” aurait droit alors qu’il en cotise pas à la caisse générale des retraites (salaud de fonctionnaire!). C’est oublié un peu vite que les fonctionnaires cotisent aussi pour leur retraite.

D’autre part la question est celle de l’économie réelle que l’état se ménage en se débarrassant de 134 000 fonctionnaire et 4 ans. Les fonctionnaires remplissent des missions. Prenons des exemples:

- Monsieur Sarkozy met la lutte contre la délinquance comme l’une des priorités de son gouvernement. La jeunesse délinquantes, il l’admet lui même le 12 juillet, est nourrit par l’échec scolaire. Est il cohérent de proposer de coûteux plans de lutte contre la délinquance (caméra de sécurité, internat prenant en charge quelques jeunes pour un coût prohibitif…) tout en diminuant le nombre de professeur et DONC en maintenant la surpopulation des élèves dans les établissements scolaire? D’un côté on diminue la qualité du service rendu par l’Education Nationale (trop d’élevé par classe) et de l’autre ont dépense de l’argent pour crée des vitrines censées montrer l’engagement de l’état sur le sujet du “décrochage scolaire”.

Diminuer le nombres de fonctionnaires SANS s’interoger sur le devenir des missions qu’il remplissait risque de couter plus cher que l’économie des salaires réalisé. Et ce prix sera payé par les français les plus paupérisé

 

bilan de la vidéo surveillance juillet 15, 2010

j’évoquais dans un billet sur le lopsi II la volonté du gouvernement de généraliser la vidéo surveillance. La cours des comptes régionale ainsi que des chercheurs du cnrs ont étudié l’impact et le coût de l’implantation de caméras sur la ville de lyon

  1. commençons par le coût:

- la ville deLyon a dépensé en moyenne 855 000 euros par an depuis 2003 pour l’installation des caméras

- la ville dépense en moyenne 200 000 euros par an de maintenance et de fonctionnement du système de caméras
- les salaires des 29 agents du centre de supervision urbaine, soit au
moins 900 000 euros par an. (29 agents en 2009. Le service tourne 24h/24, avec 7 équipes de 3 personnes se relayant)

- S’ajoutent enfin le coût des locaux et des
équipements du CSU ainsi que les coûts d’audits d’installation et d’évaluations annuelles, généralement confiés à des cabinets privés.
Pour les chiffres connu nous voila donc avec une ardoise pour les lyonnais de plus de 2 millions d’euros par ans.
En 2009-2011 la mairie entend augmenté le nombre de caméras de vidéo surveillance (les caméras sont passées de 59 à 183 entre 2001 et 2007 et devait monter à 219 en 2009).
Cette augmentation du nombre d’installation entrainera une augmentation des coût de fonctionnement et d’entretien.
2- passons aux résultats:
Selon les informations du CSU, en 2008 les faits
signalés ont entraîné environ 200 interpellations (sans doute un peu plus car le CSU n’a pas systématiquement de communication des suites données par la police nationale), soit une moyenne d’environ 1 procédure par caméra et par année.
Par ailleurs, les images ont été requises dans 322 procédures judiciaires, soit une moyenne d’environ 1,7 procédure par caméra et par année. Ce qui est vraiment très faible.
La même année (2008), la police nationale a enregistré sur la ville 47 257 crimes et délits, dont 20 604 dits de voie publique.
Les chercheurs de conclure que:
“l’impact de la vidéosurveillance sur la délinquance constatée par la police nationale à Lyon est de l’ordre de 1 %. “

les magistrats de la cours des comptes sont encore plus sévère dans leur jugement du dispositif:
« Ainsi, en l’état actuel des données, relier directement l’installation de la vidéosurveillance et la baisse de la délinquance est pour le moins hasardeux. Si l’on compare, par exemple, l’évolution de la délinquance de voie publique entre Lyon, qui a fortement investi dans ce domaine, et Villeurbanne, où la commune n’a pas souhaité s’y engager, on observe que la baisse est la plus forte dans la commune qui ne bénéficie d’aucune caméra de voie publique ».

Quand l’on songe que le plan interministérielle de prévention de la délinquance 2009-2011 s’appuie en grande partie sur la généralisation de la vidéo surveillance pour résoudre le problème de l’insécurité on peut commencer à s’alarmer:
En plus d’être couteux ce dispositif est efficace à la marge.
Les industriels ayant investit dans ce secteur peuvent se frotter les mains en dépits de la faible efficacité de leur produits l’Etat et les collectivités locales s’en équiperons.
Finalement l’Etat n’est pas en faillite, il peut se payer le luxe d’acheter des gadgets inutiles!
Enfin reste la question de l’emploi: l’argent investit dans la vidéo surveillance ne sera pas investit dans la police de proximité, dans des éducateurs de quartiers, dans des structures d’insertion, ni dans une politique de l’emploi…. .
Donc ni de création de postes “humains” pour prendre en charge les personnes vivants dans des quartiers sensibles ni de renforcement des dispositifs d’aides aux personnes en difficultés du vent quoi !
ps: Ce billet s’appuie fortement sur l’article de laurent muchielli dont je remercie l’implication et le travail.
 

Faire de la politique autrement III :Redéfinir le principe même de représentation novembre 15, 2010

Filed under: faire de la politique autrement — sebchin @ 8:33

 

L’exemple suédois doit nous inspirer. Avec 6% des suffrages exprimées le Parti des démocrates Suédois fait une percée. Certes cette percée n’est pas spectaculaire, mais il permet à cette formation d’obtenir des députées. Ce parti, qui semble être né de la fusion de plusieurs  mouvements clairement identifiés comme néo-nazi, accède donc à la représentation nationale.

 

Cette montée des extrêmes s’observe en Europe depuis le début des années 80, cette progression est loin d’être linéaire mais est sensible. En 2009 L’Italie est co-dirigée par la droite et la ligue du nord, l’Autriche, le Danemark, la Slovaquie, la Lettonie et la Bulgarie ontdes élus d’extrêmes droites dans leurs Parlements Nationaux ( et ces partis d’extrême droites ont donc fait des score leur permettant d’entrer au Parlement).

 

Le discours politique de l’extrême droite est traditionnellement un habile mélange de populisme et de xénophobie. Constatons que si la droite extrême monte c’est que la perméabilité entre les valeurs et la sémantique utilisée par les partis traditionnels et ceux d’extrême droite est de plus en plus sensible

 

Il me semble que la question de la confiance dans le système de la représentation choisie se pose avec une acuité particulière dans ces circonstances. Le principe général de la représentation résidé dans la sélection par une élection sur la base d’un programme. Ces représentants sont alors « investis » de l’intérêt général.

 

Il y a comme un acte de foi dans cet intérêt général qui prendrait nécessairement corps dans celui qui accède à une position de décision politique. Il faut croire que le représentant ne peut faire autrement que de porter l’intérêt de tout les français équitablement du seul fait qu’il est accédé à l’élection.

 

Le débat autour de la représentation concernent généralement le principe de représentation direct (avec mandat impératif ou non) ou indirect. La représentation directe autorise un contrôle strict du pouvoir par les citoyens mais nécessite une telle révolution de fonctionnement qu’aucun pays n’a pu allier ce système avec la réactivité nécessaire. Ceci n’est pas impossible en soi mais n’a pas encore été réalisé. Au demeurant la représentation direct n’est pas  une garantie que l’intérêt général soit porté au pouvoir. Le représentant direct court le risque de ne  représenter que les intérêts des groupes qui l’on portés au pouvoirs. Dans un régime parlementaire reste alors les difficultés de faire de la somme de ces intérêts quelque chose qui les transcendent.

 

La représentation indirecte doit permettre aux élus de se détacher des intérêts uniques des électeurs les ayants portés aux pouvoirs pour atteindre cet intérêt supérieur de la nation. Mais ce détachement conduit les élus (inévitablement semble t’il) à perdre contact avec la vie quotidienne de leurs administrés.

 

Que l’on opte pour une représentation direct ou indirect nous trouvons en commun la difficultés de savoir ce qu’est un représentant, de savoir ce qui l’anime.

 

En France, le principe de représentation prend la suite de la royauté. Il m’apparaît qu’elle est en quelques sortes en filiation avec la mystique de l’ancien régime. Le représentant, l’élu est aussi royal que le roi mais il ne doit pas cette royauté à Dieu mais « au peuple ». Ce peuple qui finalement n’est appelé à se prononcer que si il remplit une condition censitaire ce qui revient a dire que les puissants (économiquement) élisent les garants de l’intérêt général. Cette filiation entre les deux régimes me semble encore avoir du poids dans nos institutions actuelles. L’homme politique croit réellement que sa légitimité tient à son élection et ça c’est une mystique.

 

Car l’élection n’est finalement que le processus par lequel nous sélectionnons, tant bien que mal, ceux qui doivent nous représenté. L’élection permet de repérer les personnes qui doivent fa partir de nos aspirations, de nos valeurs, de nos projets, crée les lois et le cadre les rendants possibles.

 

L’élection ne légitime pas l’action mais seulement  la position. Du fait de l’élection il est juste que tel représentant siége a telle chambre. Mais en aucun cas le fait d’être élu du peuple n’assure la légitimité ou la légitimité à produire un texte de loi.

 

Cette position peut apparaître comme radicale. Pourtant elle se justifie par deux moyens. Un moyen comptable et un moyen éthique. D’un point de vue comptable, en France, les modes de scrutins à deux tours sont un obstacle à la possibilité de réclamer sa légitimité du fait de l’élection. Le vote du deuxième tour n’est pas systématiquement un choix d’adhésion mais un choix de raison. Seul ceux qui ont votés pour un candidat ou une liste se maintenant au second tour est dans la situation d’avoir choisi sont représentant. A ce fait il faut ajouter les abstentionnistes qui,  pour une part, n’ont pas trouvé de candidates les représentant.

De fait l’homme élu ne l’est que du fait d’une faible proportion des citoyens qu’il est censé représenté. Sa légitimité ne peut en aucun cas être issue de ce faible nombres d’adhésion à sa candidature. La légitimité doit dès lors provenir d’autre chose.

 

(le moyen éthique m’échappe pour l’instant je l’ajouterais sous peu)

 

Il est dans l’habitude des hommes politiques de faire remarquer que les mesures qu’ils promulguent sont légitime parce que contenu dans leur programme. On ne peut que se féliciter que des nos représentants tiennent leurs engagements. Néanmoins le programme que présente un parti est un bloc pour lequel on vote dans son ensemble. Mon adhésion à la proposition X n’engage pas nécessairement mon adhésion à la proposition Y.

Il arrive qu’un homme politique explique que la réforme qu’il porte est légitime parce que contenu dans son programme et que la désapprobation de la rue, ou de l’opinion, n’est pas légitime à revenir sur le vote des citoyens. L’honnêteté devrait le pousser à reconsidérer sa position. Etre élu pour un programme ne rend pas de fait légitime l’ensemble des mesures contenues dans ce programme.

Nous voila donc rendu à un point ou nous avons évoqué les moyens ne donnant pas la légitimité à un élu. Il s’agit donc de rechercher par quel moyen un élu peu obtenir cette légitimité.

 

Si elle ne vient ni de l’élection ni de l’adhésion du peuple à son programme (qui n’est en aucun cas démontré par l’élection) il faut qu’il puisse la trouver autrement. J’avance mon opinion sur ce qui me semble en capacité de fonder une réelle légitimité du représentant élu.

 

Il me semble qu’un représentant ne peut se dire légitime que s’il adopte une certaine posture en ce qui concerne sa fonction. Il doit considérer que sa fonction est celle d’un passeur, il doit désirer plus que tout s’inspirer des idées et des projets des petits gens, écouter. Il doit être en mesure d’entendre, non pas les spécialistes seulement, non pas les lobbyistes uniquement, mais avant tout la parole de ceux qui quotidiennement affronte la rugosité de notre société pour faire émerger de possibilités de réformes qui améliore le quotidien des élécteurs. Un représentant ne peut rechercher sa légitimité que dans sa connaissance, presque individuel, du petit peuple qui a été amener a votée.

 

Ceci peut être une démarche personnelle, ceci peut être le travail d’un élu qui tente de faire vivre quotidiennement une sorte de démocratie participative dans sa circonscription. Une démocratie qui ne se contente pas d’avoir des conseils de quartier qui parle de leur vie de quartier mais des conseils de quartier qui soient amener a se positionner sur des questions dépassant leur cadre de vie.

 

C’est une démarche qui peut    aussi être institutionnalisé. Il reste alors a définir un cadre permettant d’évaluer si le représentant du peuple rempli les conditions qui le rende légitime. L’institutionnalisation implique un débat de fond sur la méthode que nous choississons pour rendre impératif ce travail de terrain.

 

 

Retraites: de la mise en déficit (volontaire) de notre système de salaire continué par répartition I septembre 8, 2010

Aujourd’hui deux jeunes sur trois estiment qu’ils ne toucheront pas à l’age de la retraite une pension suffisante. La crise économique que nous connaissons fait naître dans notre population une insécurité a court et moyen terme : beaucoup d’entre craignent de ne pouvoir éviter une période de chômage durant leur carrière. A cette insécurité a court et moyen terme s’ajoute donc désormais une insécurité a long terme : Toucherons nous une retraite suffisante pour vivre décemment.

Le gouvernement joue actuellement avec cette peur. Monsieur Sarkozy en affirmant que « une retraite sur dix n’est pas financer » (est-ce la mienne ?) et Monsieur Fillon et évoquant les 100 milliard manquant pour les retraites (en omettant de préciser qu’il s’agit de 2050) jouent brillamment avec cette peur pour justifier le plan qu’il nous propose. Un plan qui fait reposer en majeure partie l’effort sur l’individu.

Il serait néanmoins irresponsable de prétendre que, sans réformes, notre système de retraite est viable. En 2025 le nombre de retraite aura augmenter de 50%. Il sera donc nécessaire d’augmenter d’un tiers le financement. Notons que dans les trente dernière années la part des ressources consacrées au financement des retraites est passé de 6 a 12%.Pour conserver l’équilibre il faudrait atteindre 18% en 20 ans.

Depuis 2002 les gouvernements dénoncent le trou abyssal de la sécurité sociale:

- 23,5 millions de besoin de financement en 2009 contre 10,2 en 2008

- 30 milliard de déficit annuel jusqu’en 2012.

Les graphiques dont j’ai eu connaissance laissent apparaître un décrochage important en 1993 du fait de la récession avec une perte de 30 milliards de FRANCS par ans. En 20 ans nous sommes avons le déficit annuel a été multiplié par 6.54 ( de 30 milliards de France a trente milliards d’euros) . Le déficit annuel de la Sécurité Sociale représente 1,5 point de PIB. A l’intérieur de ces 1,5 point de PIB les retraites comptent pour 0,6. L’ensemble de la dette public représente 7,5 points : soit 144,8 milliards par ans.

En dette cumulée nous atteignons la dette de 115 milliards d’euros pour la sécurité sociale sur 1489 milliards de dette publique : La dette de la sécurité sociale ne représente que 8% des déficits publics, il faut prendre conscience qu’a l’intérieur de cette dette la part des retraites tournent autours de 20%. Pour sortir de cet partie un peut technique et chiffré notons simplement que le trou abyssal que constitue les retraites en France n’est en fait qu’une faible partie du trou abyssal de la dette publique.

Notons aussi que l’attaque contre le système est forte et se fait sans que jamais ne soit mentionné les faits suivants :

- Depuis 1979 le taux de cotisation patronal reste gelé.

- De la même façon le taux de cotisation salarial ( qui était passé de 8% à 26 % de 1950 à 1990) stagne ou recul : Il n’est que de 10% pour le smic).

De fait le système connaît un assèchement des ses ressources qui est SANS lien avec une quelconque question démographique mais simplement avec une politique de gestion de ces ressources. (cf Bernard Friot, l’enjeu des retraites)

La question de la dette est directement a mettre en lien avec celle de la fiscalité : Si une dette existe cela signifie que mes entrées financières (impôts) sont inférieure a mes dépenses. Il s’agit alors de comprendre la cause de se déséquilibre. Si nous Acceptons de payer nos impôts c’est que nous reconnaissons que l’usage qui en est fait sert l’intérêt général: il est juste que je paye si cela permet à tous de vivre mieux. L’acceptation d’un impôt

Les exonérations de cotisations patronales sont un phénomène relativement nouveau: Elles étaient quasiment nul il y a 20 ans et sont en forte augmentation depuis 1990. les exonération représentent en 2009 30,3 milliards d’euros. Ces exonérations sont compensées par l’état mais avec quel argent ?

Il faut prendre conscience que less cotisations sociales pour la part patronale doit être considéré comme un salaire socialisé. Dispenser une entreprise de payer cette part, c’est l’autorisé à baisser brutalement le salaires de ses employés. Les liberaux présentent la part patronal comme une taxe qui nuirait à la compétitivité de nos entreprises. Les mots on un poid, un salaire n’est pas une taxe c’est la rémunération d’un travail. Nous ne pouvons accepter que l’état dispense des entreprises de payer leurs salariées.

Et ce d’autant plus quand les exonérations ne cesse de démontrées leur inefficacités. Elles ne jouent pas un rôle d’incitation à l’emploi sensible et crées des trappe à bas salaires. Rappelons que les exonérations sont total en ce qui concerne le SMIC et ne retrouve leur taux plein que lorsque les salaires atteignent 1,6 SMIC). Il est dès lors extremement avantageux pour un employeur de tasser les salaires autours des tranches les plus exonérées.

D’une part les cotisations ne nourrissent pas le système de retraite par répartition, d’autre part elles incitent les patrons à moins payer leurs employés. Les salaires sont donc plus faible ce qui impact l’importance de la part salarial des cotisations. Un véritable système perdant-perdant.

(Avant 1994 pas compensées en cumulé: 35 milliards d’euros)

Une véritable réforme (rappelons que réforme est défini dans la langue française comme un changement apportant une amélioration, pas un simple changement) commencerait par purifié le système de financement des retraites avant d’envisager de demander aux citoyens de faire l’effort de travailler plus pour des salaires continués de moins en moins important (sens des réformes depuis au moins 2003)

 

changement dans l’interface du blog juillet 16, 2010

Filed under: Uncategorized — sebchin @ 7:44

petit billet pour vous signaler deux innovations dans l’interface de ce blog

1/ Widget de communication instantanée

vous trouverez dans la partie droite du blog un “widget” destinée a ouvrir une discussion instantanée avec moi ou d’éventuel autres collaborateurs de Unbael

2/ Widget twitter

ou apparaitront quelques tweet issues de mon compte twitter

bonne lecture !

 

 
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